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La Ville de Metz avait adopté "le plan vélo" lors du conseil municipal du 1er Juillet 2010 avec pour objectif de rendre Metz "100% cyclable" d'ici 2020.

Ce plan est essentiellement basé sur les 3 axes suivants:
  • 1. La création d’infrastructures : réseau et stationnement
  • 2. Le déploiement d’une offre de services : location et gardiennage
  • 3. L’appropriation d’une culture du vélo : promotion et pédagogie
    Voir les détails ici.

Le point n°9 du conseil municipal du 24 Février 2011 reprend les actions à venir pour l'année 2011.

Voir ici le document PDF avec les details des opérations point par point.


Malgré des débats politiques qui n'ont pas grand chose à voir avec l'usage du vélo en ville,  nous constatons que le vélo prend sa place sur la ville de Metz. Il est évident que le retard accumulé au cours des dernières décennies ne se rattrapera pas en quelques années mais la volonté politique est là. 

Nous vous invitons à écouter le débat d'une trentaine de minutes (en bas de la page du site de la Ville de Metz).

RL2011-02-24

Nous regrettons cependant qu’on n'ait retenu de ce débat que les propos de M. Darbois qui a associé le plan vélo à une "vraie politique de gauche". La gauche n’a cependant pas l'exclusivité sur la volonté de développer les déplacements à vélos selon M. Jacquat, ce qu’a admis ensuite M. Lekadir. On n’a retenu aussi que la remarque maladroite de ce dernier concernant l'arrivée tardive de Mme Colin-Oesterlé « qui avait sûrement mieux à faire » (voir l'article du Républicain Lorrain du Samedi 26 février 2011). Tout cela était une aubaine pour l’opposition qui a pu ainsi brouiller le débat.

C'est d'autant plus dommage que le reste du débat montrait bien que la sincérité de l'opposition messine qui se dit angéliquement pro-vélo est évidemment douteuse. Les propos de M. Lekadir rappelant le passé et les péripéties que nous avons connues dans le centre-ville - les "bêtises" de l'ancien maire - soulignaient de façon pertinente la contradiction entre cet angélisme affiché et les idées pro-voiture qu'ont réellement les intervenants de l'opposition, quoiqu’ils en disent. Il a rappelé aussi que l'intermodalité concrétisée dans la réalisation de pôles d'échange - notamment à la gare - concerne tous les usagers et que le vélo n'est qu'un des éléments dans une politique de déplacements.

Les interventions de Mme Nicolas et de M. Aldrin étaient assez navrantes.  Mme Nicolas critique à nouveau "l'ingénieur vélo", confond document de communication - le guide vélo - et documents techniques, et affiche une totale méconnaissance du fonctionnement des zones 30 et des double-sens cyclables, faute peut-être de les avoir pratiquées à vélo. M. Aldrin considère qu'une ville 100% vélo est une ville où tout le monde devra se mettre au vélo, en mettant au rebut les transports en commun et les voitures. Tout cela est caricatural et grotesque. A côté de cela, les propos de M. Lebeau semblaient presque raisonnables, en soulignant notamment le fait que les associations - comme Mob d'emploi - recevant des subventions doivent rendre des comptes et faire un bilan de leur action, mais c'est déjà le cas de toutes façons.

Nous avons apprécié l'intervention de M. le Maire qui a rappelé fermement le principe de ne pas critiquer le personnel travaillant dans les services dans la mesure où il n'a pas le droit de répondre. C'est peut-être un rappel qui aurait pu être fait plus tôt ...

Les deux maladresses évoquées plus haut ont hélas masqué le reste du débat qui aurait apporté un autre éclairage sur ce point.


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